Sa pyramide fête ses 30 ans, le Louvre part en campagne avec Dream On.

« Happy birthday to you ! »

En communication, quand on aborde un sujet aussi prestigieux que le Louvre, mieux vaut faire preuve d’humilité. Sans se laisser toutefois submerger par l’incontestable aura du sujet en présence. Casse-tête chinois ? Que l’on se rassure, Dream On possède toute la légitimité et le savoir-faire pour éviter cet écueil. Afin de fêter comme il se doit les 30 ans de sa fameuse pyramide jadis décriée et adulée aujourd’hui, l’agence signe une campagne toute en majesté et toute en finesse qui rend un très bel hommage à cette institution à la renommée mondiale. Cet anniversaire coïncide également avec la mise en lumière d’une nouvelle signature.

Oui, on aime la pyramide de Ieoh Ming Pei !

En préambule, il faut bien noter que la création de Ieoh Ming Pei, désormais trentenaire, n’a rien perdu de sa modernité initiale. On pourrait presque lui prédire une « modernité éternelle ». Ce qui n’est pas tout à fait du classicisme. Le monument gardant toute sa capacité à interpeller. Et dire qu’à l’époque de sa construction, la pyramide a défrayé la chronique. Faisant de Jack Lang, alors ministre de la Culture, le bouc émissaire tout désigné des tenants d’un art confit dans la tradition. Propulsée au rang de chef-d’œuvre, au fil du temps notre trentenaire épanouie, contenant magique qui englobe la somme des merveilles grandes et plus petites que recèle le Louvre, en impose. Normal donc qu’elle figure en tête d’affiche de cette campagne.

Ici, même le ciel du matin raconte une histoire…

Le ciel, l’autre star des visuels.

Trois visuels à la facture plutôt classique composent le tableau complet. Donnant à admirer l’esplanade du Louvre, lieu désormais mythique, au rythme d’une journée qui s’écoule. Avec un traitement de la lumière empreint de subtilité et de délicatesse. Une manière habile d’exprimer l’intemporalité et l’inépuisable attrait du Louvre, quels que soient l’heure ou l’instant. À l’arrière-plan, des ciels changeants permettent à la mise en scène générale de monter en puissance. En les scrutant, on peut y lire des signes tangibles du bonheur absolu, de l’exaltation liée à la beauté, de l’inquiétude qui précède le drame, de l’implacable froideur du crépuscule des dieux. Un avant-goût des plaisirs et des sensations que réserve le musée.

Une accroche impliquante et interactive.

Moins simple qu’il n’y paraît au premier abord, l’accroche ou le titre de la

Accroche ou titre ? Le lecteur-prospect est convié dans la grande pyramide de l’art magnifiée par un ciel du soir.

composition (nous n’avons pas affaire à un produit lambda), s’apparentent au pitch d’une épopée cinématographique. Entre émotions à couper le souffle, découvertes exaltantes, suspenses insoutenables, les visiteurs potentiels sont invités à jouer les premiers rôles dans la superproduction mise en scène par le Louvre. On évite ici le ton parfois empesé, propre à un certain microcosme culturel, pour toucher l’ensemble des cibles envisageables en plein cœur. Avec une volonté assumée de faire rimer culture et ouverture. Qui pourrait s’en plaindre ?

Une signature écrite avec panache.

Point d’orgue ou épilogue de cette saga dédiée aux trésors du Louvre, la nouvelle signature « Demain est un autre Louvre » ne manque pas de panache. Vous l’aurez peut-être noté, c’est le détournement de « Demain est un autre jour », phrase-culte encore sur toutes les lèvres, prononcée initialement par Scarlet O’Hara regardant un coucher de soleil à la fin d’Autant en emporte le vent. Sans aucun doute, cette signature facilement mémorisable possède un fort potentiel et marquera durablement les esprits. En servant au mieux les intérêts de l’institution. Résolument optimiste et positive, elle présage d’un avenir radieux, riche des découvertes réservées aux visiteurs à chacune de leurs venues. Elle exprime également la capacité du Louvre à surprendre, étonner, enthousiasmer son public. À mille lieues d’un musée figé dans les certitudes de sa grandeur.

Et le métro devient source d’émerveillement.


L’équipe de l’agence Dream On à l’origine de la campagne :

  • Pauline Guiraud : Directrice de Création
  • Hervé Prat : Concepteur-rédacteur
  • Christelle Manuel : Directrice Artistique
  • Benoît Juzeau : Maquettiste
  • Céline Ligot : Chef de Groupe