« Bienvenue dans mon bar à couture ! »

Fabienne Jouet,
l’âme d’Étoffe de Soi, le seul bar à couture de la région d’Angers.

Avant d’en créer un, la notion de bar à couture a d’abord beaucoup interpelé Fabienne Jouet. Il faut dire que c’est un lieu où l’on peut pratiquer la couture dans les meilleures conditions grâce au matériel en libre accès et à l’espace dont on y dispose. Chacune et chacun peut s’y retrouver pour coudre en toute liberté. On vient pour acquérir de bonnes bases quand on est débutant, se familiariser avec des techniques nouvelles, se perfectionner, évoluer dans sa pratique. Et cela en toute convivialité. On vient aussi se nourrir du savoir des autres, partager son expérience, rompre avec une certaine solitude. Et puis la couture s’inscrit dans une démarche écoresponsable. Bien sûr, on peut confectionner un nouveau vêtement, mais on peut également relooker une robe, une veste, un manteau… Avec un peu d’imagination et de créativité, on peut même donner une seconde vie à des chutes de tissus, des rideaux un peu usagés, d’anciens draps, etc. Rencontre.

Il semble que vous ayez toujours eu l’âme d’une couturière…
Ma passion pour la couture remonte à ma plus tendre enfance… Ma mère, mes tantes la pratiquaient et moi, avec ma grand-mère, je confectionnais des vêtements de poupée. On m’avait même offert une machine à coudre ; je conserve d’ailleurs précieusement ce jouet sur une étagère du bar. Quand mes enfants étaient petits, avec eux, je créais des habits, des déguisements et puis j’ai été happée par mes obligations professionnelles dans un domaine qui n’a rien à voir avec la couture.

Fabienne Jouet : coudre passionnément et transmettre.

Au fil du temps, la passion a été la plus forte et mon envie de coudre s’est vraiment imposée à moi. Il fallait que j’y revienne. Finies la gestion administrative et la comptabilité : je voulais renouer durablement avec le bruit si caractéristique des machines à coudre ! Et faire du fil, des ciseaux, du mètre, du , du fer à repasser, des outils de mon quotidien professionnel au même titre que l’ordinateur ! Je souhaitais aussi renouer avec le plaisir de découvrir de nouvelles étoffes, éprouver l’exaltation qui s’empare de vous quand vous imaginez le vêtement qu’elles vont vous permettre de réaliser…

La création du bar à couture ÉTOFFE DE SOI a-t-elle fait évoluer votre pratique de la couture ?
Comme dans la vie en général, je m’investis à 100 % dans ce que j’entreprends, j’ai d’abord voulu bénéficier de solides formations dispensées par des professionnelles chevronnées afin de compléter mon expérience personnelle :
• FROU-FROU DE FEMMES avec Muriel BOUCHARD (Gardanne, entre Aix-en-Provence et Marseille),
• APP-H FORMATION avec Claire PLOQUIN KEZALY MARIAGE (Nantes),
• COUPE-COUTURE avec Edwige BRIDONNEAU (Angers).

Ces formations m’ont permis de conforter et d’optimiser mes savoir-faire. En particulier quand je veux réaliser moi-même un patron. Comme je souhaitais aussi mettre à l’épreuve mes talents de pédagogue, j’ai également fait du bénévolat auprès de jeunes intéressés par la couture.
Pour finir, j’ai pu bénéficier de l’accompagnement particulièrement efficace de la BGE Angers et du soutien très précieux de mon mari et de mes enfants pour démarrer sur de bonnes bases.

Pourquoi un bar à couture ?
J’avais déjà entendu parler de ces nouveaux espaces, mais l’opportunité d’acquérir un lieu particulièrement adapté à ce type de concept a été déterminante.
Étoffe de soi est situé :
• à quelques minutes d’Angers,
• à deux pas du centre-bourg de Verrières en Anjou,
• dans un environnement verdoyant et particulièrement calme avec parking gratuit sans aucune restriction. 

Quel est le principe de ce concept finalement assez nouveau ?
Qu’est-ce qu’un bar à couture ? Au départ, un lieu spacieux et confortable dans lequel on peut utiliser en libre accès tous les équipements indispensables à la pratique de la couture. Ici, chacun pourra disposer à sa convenance :
• des machines à coudre,
• des surjeteuses,
• d’un fer à repasser professionnel,
• de nombreux patrons,
• de tout le petit matériel nécessaire à la couture…

Et bien entendu, je mets des boissons à la disposition des participants.

Quels sont les principaux atouts d’Étoffe de Soi ?
Dans ce lieu spécialement conçu pour la pratique de la couture, en toute convivialité, on peut venir en solo, avec celles et ceux que l’on aime, ses copains, ses copines… Bref, avec qui on veut !
Autre aspect du bar à couture qui séduit les aficionados :
• la flexibilité, la souplesse d’utilisation, la liberté.
En prévenant, on peut profiter des créneaux horaires qui conviennent à son emploi du temps !
Mes habitués apprécient également autre chose :
• Il n’y a pas d’engagement contraignant à l’année. 

Vous accueillez indifféremment des débutants et un public plus expérimenté…
En plus du matériel en libre accès, je propose un accompagnement sous forme de cours non magistraux durant lesquels je vais enseigner des techniques particulières, partager des astuces, guider les participants quand ils souhaitent réaliser un projet en particulier. Même si j’ai à cœur de transmettre des savoir-faire qui peuvent être utiles, je fais également toujours en sorte de me mettre à la portée de chacune des personnes présentes. En fonction de leur niveau, de leurs attentes, de leurs envies. Les débutants, eux, vont particulièrement apprécier les ateliers Découverte et dans le cadre des cours, l’attention spécifique que je leur réserve.

Fabienne Jouet sait se rendre disponible : n’hésitez pas à la contacter !
  • Étoffe de Soi – Les Sapins – 49480 Verrières-en-Anjou
  • Téléphone : 06 43 74 40 05
  • www.etoffedesoi.fr
  • Le Facebook d’Étoffe de Soi ICI

    Photographies : Jérémie Jouet

« La com’ Espaces Atypiques ? Vraiment j’accroche… »

L’autre jour, je pédalais paisiblement quand mon œil de rédacteur – toujours à l’affut des pépites rédactionnelles que nous propose trop rarement la production publicitaire – s’est fixé sur l’accroche et plus globalement sur une affiche signées par l’agence 4uatre pour l’enseigne ESPACES ATYPIQUES. Ladite enseigne spécialisée dans les transactions de biens immobiliers d’exception et d’expression (selon ses propres termes). D’emblée, cette apparition a suscité en moi un élan de sympathie irrépressible. À la fois pour le nom de marque. Et pour l’objet publicitaire qui s’offrait à moi. Au terme de mon périple, de retour chez moi, ma « machine à écrire » s’est immédiatement mise en route pour fixer à jamais mon bel enthousiasme. Et voilà ce qu’il en résulte.

ESPACES ATYPIQUES : un nom en or

Déjà, d’un point de vue de la création du nom ou du naming1 si l’on succombe aux anglicismes, on ne peut qu’être admiratif. Petit décryptage maison et à l’emporte-pièce de ce choix novateur qui a certainement dû batailler pour s’installer dans le paysage du marché immobilier mais qui épouse désormais l’air du temps avec une fougue insolente. Car je vous le dis comme je le pense : Nicole Joubert, Stéphane Plaza et les autres peuvent aller se rhabiller avec leurs patronymes un rien ordinaires. On baigne ici dans des eaux bien moins courantes.

Espaces d’abord…
Un mot qui sait accrocher l’attention des consommateurs actuels désirant tout sauf une vie étriquée et rétrécie. D’ailleurs, quand on les croise dans la rue, ces êtres si convoités des publicitaires semblent vouloir désespérément dire : « De l’air ! Donnez-moi de l’air pour chasser les virus inopportuns, échapper à l’étroitesse de ma cuisine actuelle, à la place si minime que l’on m’accorde dans les transports en commun, dans les ascenseurs et dans la société en général. De l’oxygène aussi pour oublier l’étroitesse d’esprit de mes voisins de palier. Oui, de l’espace en veux-tu, en voilà afin de permettre à mon ego de s’épanouir à l’envi à l’abri des regards inquisiteurs. Constamment malmené qu’il est par les méchantes et les méchants qui ne souhaitent qu’une seule chose : lui clouer le bec définitivement. La PAIX, j’exige que l’on me foute la paix quand je me calfeutre entre mes quatre murs atypiques ! Enfin, je revendique haut et fort mon droit à l’évasion, à des horizons nouveaux et au soleil comme s’il en pleuvait afin de faire la nique à la grisaille ambiante et au vertige du temps qui passe. Tout cela parce que je le vaux bien, vous comprenez ? »
À la vérité, mieux qu’aucune autre, l’enseigne dont on parle semble avoir saisi les nouvelles aspirations de ces chers consommateurs.
Atypiques ensuite.
En continuant à décoder leurs pensées, ces femmes et ces hommes de la rue assoiffés de bien-être immobilier ajouteraient sans doute : « Soyons clairs : pour m’offrir un bien immobilier digne de ce nom, je vais le plus souvent devoir inviter crédit, routine et conformisme dans mon cher way of life2 quand je n’aspire qu’à l’exceptionnel. Autant dire que pour avaler cette pilule si amère, j’ai sacrément besoin de savoir que l’originalité, la singularité, la particularité, la créativité (eh, eh…) résidera sous mon toit. » Elles ou ils confieraient aussi en catimini : « Mon nouveau T3 possède un je-ne-sais-quoi d’atypique qui va en faire craquer plus
d’un ! » Évoquant également avec une légèreté un peu feinte l’aspect délicieusement décalé de certains aménagements, histoire de raviver quelques rêves de transgression adolescente bien enfouis sous la couette en plume d’oie de la suite parentale. Ah ! Quand la parole de ces chers consommateurs se libère…

En résumé, en conclusion, en 2021 quand on souhaite prospérer dans l’immobilier, Espaces Atypiques, ça le fait. Partant bien sûr du postulat que l’enseigne ne sélectionne que des biens d’exception et d’expression de qualité. Car il faut bien l’avouer, une bicoque truffée de poteaux disséminés dans toutes les pièces ou un loft avec vue sur décharge publique constitueraient aussi en soi des espaces atypiques. Mais quand on opte pour une communication si brillante, on ne s’aventurerait jamais à décevoir ses clients, n’est-ce pas ?

Une accroche qui fait TILT, un slogan qui fait mouche.
Cela étant dit, revenons à nos moutons et à mon œil irrésistiblement attiré par l’affiche de l’abribus installé pas loin de chez moi… En vérité, c’est moins le nom de l’enseigne (qui pourtant m’enthousiasme au plus haut point, on le sait maintenant) que l’accroche, à l’origine du mouvement de mon globe oculaire prétendument avisé. Je cite le slogan qui fait certainement TILT dans toutes les chaumières atypiques de France et de Navarre : « Le banal est l’ennemi du bien » Et là, franchement, quand on est rédacteur et honnête homme, on applaudit des quatre mains3 à ce détournement majeur ourdi par une plume sacrément inspirée. Bousculer quelque peu une célèbre phrase généralement attribuée à Montesquieu pour aider Madame et Monsieur Tout le monde à dénicher leur prochain home sweet home4, ça vaccine du tout-venant. Et par cette astuce rédactionnelle, on épouse la marque et son identité pour une lune de miel quasiment éternelle. D’autre part, on est sûr d’obtenir une mémorisation optimale du message efficacement boosté par la popularité de la citation originale.
Et à propos d’ego, celui de ma consœur ou de mon confrère – dont les trouvailles sont certainement comme les miennes trop souvent reléguées au rôle de faire-valoir face à des visuels implacablement hégémoniques – se voit probablement ragaillardi par ce beau travail créatif dans lequel l’accroche domine. Du grand art signé par l’agence 4uatre qui – on le constate – se met en quête (et en quatre) afin de concocter les concepts les plus porteurs à ses clients.

Encore plus d’accroches au ton différent, encore plus de slogans accrocheurs.
Littéralement transporté par l’irruption de cette première pépite, j’ai voulu en savoir plus sur les Espaces Atypiques puis sur leur communication. Et à la vérité, je n’ai pas été déçu. En effet, j’ai découvert un véritable filon recelant bien d’autres petits bijoux rédactionnels à la gloire de ces agences immobilières d’un nouveau genre. Jugez plutôt :

  • « Défense de ne pas entrer »,
  • « Qui se ressemble s’assemble »,
  • « Jamais deux sans toit »,
  • « La curiosité est un charmant défaut »,
  • « Voir le Midi à sa porte » pour des biens situés dans la partie sud de la France,
  • « L’habitat ne fait pas le moine »,
  • « Loft story »…

Du grand art vous dis-je (ou presque), histoire d’offrir encore une marge de progression à l’agence 4uatre. Et on se prend à rêver… Si toutes les créations publicitaires exploitaient la même veine ? Celle qui consiste à tirer l’attention des consommateurs vers le haut quand on sollicite le plus souvent leurs bas instincts. Les campagnes de communication (re)deviendraient engageantes, attrayantes, pertinentes, amusantes, séduisantes, inspirantes quand elles nous servent trop souvent une cuisine triste et banale. Autrement dit l’ennemie du bien. Comme l’a si bien dit ce cher Montesquieu.

1. Pour les vilaines et les vilains qui pensent que l’herbe est toujours plus verte dans les campagnes anglo-saxonnes.
2. Oh le vilain.
3. Clin d’œil se voulant spirituel au nom de l’agence de communication.
4. Oh le vilain.

Le site internet d’Espaces Atypiques ICI
Le site de l’agence 4uatre ICI

« Des bons vœux, en veux-tu en voilà ! »

Avec cette jolie « Cinquecento » vintage,
BA comme Bonne Année, comme Bonne Action…

Soyons optimistes et considérons 2020 comme une simple parenthèse oubliable à bien des égards pour aborder cette nouvelle année dans les meilleures dispositions ! À savoir : calmes et détendus. Même si cet exercice requiert un soupçon d’inconscience dans le contexte actuel. On ne va pas se le cacher, l’optimisme, par les temps qui courent, constitue quand même un audacieux pari sur l’avenir.

Rédacteur indépendant – donc vivant depuis très longtemps dans une relative précarité – je ne peux de toute façon me permettre le luxe du pessimisme. Comme l’ensemble de mes consœurs et de mes confrères d’ailleurs. Et figurez-vous que cette année encore, au moment de marteler à nouveau les touches de mon clavier-complice, j’éprouve toujours la même impatience, que dis-je ? La même excitation à l’idée de traiter de nouveaux dossiers qui vont pour moi donner lieu à de nouvelles rencontres, de nouveaux échanges, de nouvelles aventures professionnelles et personnelles parfois.

En 2021, se gaver d’orange pour avoir la pêche ! 😉

Bref ! En 2021 toujours, je me réjouis d’avoir la chance de raconter les belles histoires :

  • des canards boiteux de l’école qui – une fois lancés dans la vie active – savent faire preuve de génie,
  • de celles et ceux qui innovent tout en respectant la planète et ses habitants,
  • des entrepreneurs dotés d’une belle ambition mais qui gardent le goût des autres,
  • de celles et ceux qui voient le verre à moitié plein quand d’autres le voient désespérément vide,
  • des clients indulgents qui applaudissent même quand je leur inflige des titres ou des jeux de mots faciles,
  • des têtes bien faites qui croient aux vertus de l’énergie,
  • des esprits futés convaincus qu’on ne gagne jamais grand-chose à exploiter les autres,
  • des cerveaux imaginatifs qui aiment réussir tout en se rendant utiles,
  • des adeptes de l’authenticité qui fuient la surenchère,
  • de celles et ceux qui préfèrent la bienveillance à la bienséance,
  • des bâtisseurs heureux d’apporter leur pierre à l’édifice d’une société plus harmonieuse,
  • des amoureux des « Cinquecento » et des Ford Mustang,
  • des petits malins qui tournent au moins 7 fois leur langue dans leur bouche avant de proférer un jugement péremptoire,
  • des disciples de Rousseau qui savent que la vérité est dans le doute,
  • des « Rastignac » féminins et masculins conscients que les conseilleurs sont rarement les payeurs…

À elles, à eux et à vous en particulier, tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année !

Pour l’amour des canards boiteux…
… Et la passion des Ford Mustang.

Photographies :

  • 1 : Josh Feiber pour Unsplash,
  • 2 : Niléane pour Unsplash,
  • 3 : Niléane pour Unsplash,
  • 4 : Nathan Trampe pour Unsplash

Claudie A, chanteuse de charme

Quand Mademoiselle chante…

Quand Mademoiselle chante le blues, le public en redemande. Quand elle prête sa voix à ce que l’on nomme généralement les musiques du monde, elle suscite l’approbation des spécialistes. Et quand elle s’empare de la langue de Molière, elle sait la faire swinguer aussi bien que son illustre collègue, Claude Nougaro. Avec les nombreux atouts que contient son jeu de scène, elle aurait certainement pu rafler la mise dans la Capitale. Préférant souvent l’ombre à la lumière, elle a délibérément choisi de vivre de son art en province, loin des faux-semblants du show-business. Décision qui ne comporte pas que des avantages. Heureusement, cette chanteuse de charme à la voix puissante mais délicate et sensuelle à la fois, possède plus d’une corde à son bel organe. Ce qui aide pour affronter les revers du destin. Rencontre enchantée avec une diva d’un nouveau genre, pétrie d’humour et d’humanité. Point d’orgue de ce moment de grâce : la dégustation partagée d’un délicieux plat de linguine.

Comment tout a commencé pour toi ?

J’ai été élevée dans le nord des Deux-Sèvres par mes grands-parents. Comme mes parents étaient très occupés – ils étaient boulangers – et qu’ils avaient beaucoup d’enfants, six avec moi, cela arrangeait tout le monde. Au dire de tous, j’étais assez mignonne mais surtout, j’étais une petite fille studieuse et qui réussissait très bien à l’école. Ce qui plaisait beaucoup à ma grand-mère qui aurait voulu faire des études. Elle était couturière et mon grand-père maréchal-ferrant. Lui issu d’une famille de propriétaires terriens. Mémé (qui vit toujours) pas vraiment châtelaine mais logée dans les dépendances d’un château qui a favorisé leur rencontre. Si on n’était pas très riches, on était à l’abri du besoin. Objectivement, j’ai eu une enfance plutôt heureuse, entourée d’affection. Et tout était fait pour favoriser mes dons. À ce propos, très tôt, j’ai été capable de déceler la moindre fausse note quand des membres de la fanfare dont faisait partie mon grand-père venaient répéter à la maison ! L’oreille musicale… Bien entendu, petite fille modèle, je fréquentais l’église et je chantais. Le reste du temps, je lisais des contes illustrés – ceux de Charles Perrault en particulier – pendant des heures et des heures. Bien à l’abri dans ma bulle de protection. Le tableau aurait pu être presque parfait s’il n’y avait pas eu un grand-oncle indélicat pour jeter son dévolu sur moi en abusant de mon innocence de gamine… La blessure a été certainement très profonde puisque je n’ai réussi à évoquer cet épisode douloureux de ma vie d’enfant sage que lors de mes cinquante ans. D’ailleurs, malgré l’atmosphère bienveillante qui m’entourait et peut-être à cause de ce lourd secret, j’étais hypersensible et je ne parlais pas beaucoup. Et déjà, l’injustice me rendait dingue ! À l’école, même si j’étais souvent la première de la classe, je prenais toujours parti pour les plus pauvres ou pour celles et ceux qui avaient des difficultés. Et que les instits mettaient parfois de côté. Par la suite, je pense que le chant m’a servi de thérapie pour exprimer toute cette douleur, toute cette violence, toutes ces émotions enfouies en moi !

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« Ils vous livrent le journal ! »

Nicole et Raouf : unis même dans le travail. (I)

Ce sont des travailleurs de l’ombre mais ils contribuent activement à éclairer les lecteurs (majoritairement matinaux) sur l’état du monde ou l’actualité de leur environnement proche. Leur quartier, leur ville, leur département, leur région… Nicole et Raouf, mariés pour le meilleur, forment un réjouissant duo de porteurs de journaux. Soucieux d’exercer leur métier avec rigueur, ils ont aussi à cœur de tisser des liens durables avec les abonnés. Conscients de représenter pour les plus isolés notamment, une petite fenêtre ouverte sur l’extérieur, un pied de nez à l’indifférence. Armés de leur belle énergie et de leur bonne humeur communicative, ils apportent également la preuve éclatante que les deux côtés de la Méditerranée ont tout pour vivre heureux ensemble. Rencontre.

• Pouvez-vous nous rappeler en quoi consiste le portage de journaux ?

Nicole
C’est un service rendu par les titres de presse… Il s’agit de déposer dans la boîte aux lettres des abonnés – chaque matin dans le cas d’un quotidien – le dernier numéro paru. Avec un impératif non négligeable : les clients doivent être livrés avant 7 h 30 la semaine et 8 h 30 le dimanche. Bien entendu, il faut se lever tôt. 2 heures 30 en ce qui nous concerne. De façon à arriver au dépôt à 3 heures pour prendre possession de nos exemplaires. Plus de 200 dans le cas de notre tournée. Comme nous effectuons le travail en voiture, nous passons notre temps à monter et descendre du véhicule : c’est un métier très physique ! Et qui demande beaucoup de rigueur, d’esprit d’initiative, d’attention aussi. En effet, nous distribuons deux quotidiens différents en même temps, il y a toujours le risque de les confondre. Et donc de faire des mécontents. Pour compliquer encore un peu plus les choses, depuis deux ou trois ans, nous distribuons également d’autres publications : Elle, Paris-Match, Avantages, Marie-Claire, entre autres. Nous, nous utilisons notre voiture, mais dans le centre des villes certains interviennent en scooter, en mobylette et parfois en vélo…

Raouf
Oui, c’est vrai, c’est très physique ! D’ailleurs mon cardiologue m’a bien recommandé de ne pas raccrocher les gants. Pour lui, le portage est bénéfique à ma santé. Eh oui, grâce à mon travail, je marche 11 kilomètres par jour. On fait du sport tout en étant payé !

Nicole
On fait même beaucoup de sport parce qu’on travaille 6 jours sur 7. Certains diront que c’est beaucoup, mais ce n’est rien en comparaison du rythme de travail qui était le nôtre jusqu’à il y a moins de trois mois encore. Comme nous avions le statut de vendeur colporteur de presse (VCP travailleur indépendant N.D.L.R), nous étions contraints de travailler tous les jours. Sauf le jour de Noël, le jour de l’An et le 1er mai… Heureusement, ce statut a été supprimé et les sociétés de portage, dorénavant, embauchent les porteurs en tant que salariés. Désormais salariés nous-mêmes, nous avons donc droit à un jour de congé.

« Mon journal dans ma boîte aux lettre ? Un service inestimable ! » (II)

• Depuis combien de temps exercez-vous cette activité ? Par quel hasard de la vie avez-vous été amenés à opter pour elle ?

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Un titre qui tourne rond.

Comme celles et ceux qui rédigent dans le cadre professionnel, j’ai toujours le désir d’offrir à mes textes (et donc à mes lecteurs !) des accroches ou des titres percutants. Et je suis également très friand des trouvailles de mes collègues… À partir d’aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire partager mes coups de cœur dans ce domaine ! Je commence donc avec ce supplément Sortir de Télérama qui proclame en couverture « Le vélo, ça nous transporte ». Sans céder une seconde à l’emphase ou au sensationnalisme, l’intérêt de cet intitulé réside essentiellement dans la polysémie du mot « transporte » évoquant le transport et aussi le plaisir, l’enthousiasme, l’adhésion… Une création rédactionnelle toute en sobriété qui respecte l’ADN du journal et qui épouse parfaitement l’air du temps. Faisant écho aux nouvelles aspirations de beaucoup d’entre nous, il faut le souligner. Que demander de plus quand on souhaite attirer l’attention sans être « racoleur » ? Selon moi, mine de rien, le responsable de ce travail d’orfèvre a visé en plein dans le mille.

Éditions Bonhomme de chemin

La marche réussie des éditions Bonhomme de chemin.


Hugues Bioret est natif de Nantes. Une ville-port aiguisant les désirs d’évasion de tous ceux qui marchent le long de la Loire en scrutant l’horizon vers l’océan tout proche. Un célèbre exemple ? Jules Verne, Nantais d’origine également, qui embarquait ses nombreux lecteurs pour des périples autour du globe. Et bien plus loin d’ailleurs. Peut-être inspiré par cet écrivain visionnaire, le jeune Bioret rêvait de parcourir le monde en creusant son propre sillon pour financer ses voyages. Son premier fait d’arme en tant qu’éditeur ? À peine adolescent, à l’aide d’un cahier à spirale sommairement transformé, la réalisation d’un ouvrage à la gloire de sa cité natale comportant tout un volet consacré à l’histoire, une autre de ses passions. Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts ligériens, une certaine Stéphanie a su conquérir le cœur de cet aventurier des temps modernes et les éditions Bonhomme de chemin conçoivent désormais de nombreux livres destinés aux enfants dans lesquels les adultes se plongent souvent avec intérêt ! Des collections et des titres que les jeunes voyageurs et leurs parents adorent glisser dans leurs bagages ou qu’ils dévorent chez eux pour mieux appréhender les mille et une cultures de notre vaste planète.

Hugues Bioret :
éditeur pour le goût de la transmission et du partage.

En 2020, les éditions Bonhomme de chemin, installées à Niort, commercialisent 3 collections et 45 ouvrages au total figurent à leur catalogue. Des publications d’abord destinées aux enfants même si les adultes y glanent très souvent de précieuses informations. Petit tour du propriétaire :

• des livres de voyage et de jeux, fidèles compagnons des enfants lors des vacances en famille,
• des guides de conversation pour effectuer ses premiers pas linguistiques dans les pays que l’on découvre,
• des « who’s who » à hauteur d’enfants qui présentent les personnages emblématiques, passés et présents de la France, de l’Angleterre, des États-Unis…,
• ventes annuelles : jusqu’à 75 000 exemplaires tous livres confondus, imprimés exclusivement en France,
• au fil du temps, certains best-sellers comme « Paris des enfants » atteignant les 30 000 exemplaires écoulés.

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Avec la librairie Myriagone : le confinement, pas l’enfermement.

Myriagone : une librairie, une galerie, un café.

En temps ordinaire, quand on se balade à Angers, entre la place du Ralliement la bien nommée et la Maine, il y a un lieu qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte : la libraire Myriagone. Créé par Andreas Lemaire à la mesure de sa passion pour la culture en général et pour les livres en particulier, cet espace « hybride » comme il aime à le qualifier, possède tout pour séduire les fous de lecture et les amateurs d’art les plus enthousiastes et les plus ouverts. Par ces temps de confinement, ce libraire indépendant et fier de l’être nous explique comment grâce au « Click and collect », il reste au service de ses clients.

Signe distinctif de cette adresse désormais très courue à Angers : quand on quitte des yeux les étagères qui regorgent d’ouvrages rigoureusement sélectionnés par le propriétaire, on peut la seconde d’après admirer la dernière exposition de la galerie contiguë ou commander une consommation. Pour le créateur, tout ce qui gravite autour des métiers du livre invite à la transversalité et ouvre le champ des possibles, Myriagone ne fait qu’illustrer ce constat. « Le café rend le lieu plus accessible, plus humain », insiste Andreas. On peut légitimement penser qu’il favorise aussi les échanges, les discussions. Étant entendu que tout au long de l’année, la librairie organise des rencontres et des signatures, prétextes à de captivants débats. « J’ai opté pour une approche généraliste en ouvrant mes rayons à la littérature, mais également aux essais, à la poésie, à la bande dessinée, aux ouvrages de Beaux-Arts, aux albums jeunesse entre autres… » Et comme j’ai envie de construire des ponts entre toutes les disciplines, je commercialise désormais des CD et des vinyles consacrés à la musique contemporaine.

Andreas Lemaire, un libraire résolument indépendant. (1)

Quand on interroge Andreas sur son métier de libraire, on sent d’emblée qu’il le prend très à cœur et qu’il l’exerce en privilégiant l’indépendance et l’exigence. Pour lui, pas question de céder à la facilité en sélectionnant tel ou tel titre sous prétexte qu’il figure sur la liste des best-sellers. Même s’il s’efforce d’adopter une attitude résolument ouverte et qu’il se méfie des « chapelles », ses choix l’éloignent souvent des sentiers battus et des gloires rabattus. Se côtoient sur ses étagères de grands noms tels que Samuel Beckett ou Michel Butor par exemple et des écrivains comme Haroldo Conti, Dolores Prato, Conrad Aiken notamment – certes moins connus – mais dont il apprécie particulièrement le travail. Sachant que cet homme passionné aime plus que tout s’enflammer pour les auteurs à la démarche ambitieuse et singulière mais qui souffrent parfois d’un déficit de notoriété. Spécialiste dans son domaine, capable de chroniquer tous les ouvrages présentés sur ses rayons, il prend plaisir — il l’avoue volontiers — à s’aventurer « dans les marges et les creux » que génèrent la littérature en particulier et l’art en général. Il s’applique à y découvrir des pépites. Qu’il s’empresse de faire partager aux inconditionnels de Myriagone.

Confinement oblige, comme tous les autres commerces, la librairie Myriagone a dû fermer ses portes. Mettant à mal son équilibre financier et privant ses « aficionados » de précieuses lectures, denrées particulièrement recherchées par ces temps compliqués. Qu’à cela ne tienne ! Depuis un peu plus d’une semaine, l’établissement pratique le « Click and collect » dans le respect des règles les plus strictes édictées par les Autorités pour combattre le Covid-19. Andreas Lemaire nous en dit plus.

Comment l’idée de mettre en place un « Drive » à l’image des grandes surfaces ou plutôt un système de « Click and collect », nom plus approprié dans le cas de la librairie, a-t-elle germé en toi ?

D’autres libraires à Paris et ailleurs en France ont adopté ce système après l’annonce de la date prévue pour la fin du confinement et je me suis joint à eux. Il faut savoir que la librairie en général représente le commerce le moins rentable de France et que forcément l’« après confinement » risque de générer des difficultés supplémentaires pour beaucoup. Personnellement, j’ai pensé que le « Click and collect » pourrait m’aider à préparer la reprise, à disposer d’un peu d’avance pour remonter la pente… Dans le même temps, j’ai conscience que notre activité a beaucoup à apporter dans ce moment propice à la lecture. Avec les livres et la culture, on peut s’évader, nourrir sa réflexion, avancer… tout en restant chez soi !

Comment le « Click and collect » se traduit-il d’un point de vue pratique et quelles sont les procédures mises en place afin de respecter les exigences du confinement ?

Tout d’abord, il faut souligner que la librairie est toujours fermée au public ! J’ai donc adopté un système de réservations par mail et un planning très rigoureux de retrait des ouvrages devant Myriagone. Les clients sont invités à se présenter à une heure précise pour retirer leurs commandes et je consacre un créneau de dix minutes à chacun. Pourquoi ? Grâce à cette organisation, il n’y a aucune attente et on évite que les gens se croisent. Et même si j’aimerais pouvoir offrir plus de temps à chacun d’entre eux, les règles du confinement sont ainsi tout à fait respectées. Bien entendu, je porte un masque et je désinfecte le terminal carte bancaire après chaque transaction. Par chance, la configuration de la structure se prête bien à cette approche commerciale. De plus, l’emplacement de l’entrée de Myriagone permet de garder ses distances et j’interviens seul. Il n’y a donc pas de risques inutiles pris par quelqu’un d’autre.

Les clients qui adoptent le « Click and collect » se recrutent-ils parmi les habitués de la libraire ou cet autre mode de fonctionnement t’a-t-il fait connaître auprès d’un nouveau public ?

On retrouve une majorité d’habitués puis d’autres qui fréquentent Myriagone occasionnellement. Et forcément quelques visages inconnus jusqu’alors généralement alertés par les articles parus dans la presse à la suite de mon initiative. Je dois dire que je suis particulièrement touché par la fidélité de celles et ceux qui me soutiennent depuis le début. Sans eux, rien n’aurait été possible ! Et quand je m’aperçois que plus que d’habitude encore, ils consultent le site, qu’ils me suivent sur les réseaux sociaux, qu’ils lisent mes chroniques et qu’elles leur donnent envie de lire de nouveaux auteurs, de nouveaux livres, je me dis que ma démarche et mon implication ont certainement un sens.

LIBRAIRIE MYRIAGONE 16 rue Bodinier 49100 ANGERS

Tél : +33 (0)9 81 78 28 02

librairiemyriagone@gmail.com

www.librairiemyriagone.fr

(1) Crédit photographie : P-O Bannwarth

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Le singulier fait BELIN, chanteur à part.

Bertrand Belin s’envole-t-il vers un plus grand succès ? (1)

La voix et la musique de Bertrand Belin sont arrivées jusqu’à moi par l’intermédiaire de FIP, radio ô combien inspirée. Mais très longtemps, je suis resté à bonne distance de cet électron libre de la production française. Mi-intrigué, mi-perplexe. Un peu complexe au premier abord, son univers ne se laisse pas forcément apprivoiser à la première écoute. Et les chansons ne respectent pas vraiment le format calibré prôné sur la plupart des ondes. Les siennes savent s’étirer, s’étirer… Au risque de déplaire aux programmateurs sans imagination. Certainement un signe révélateur de la liberté et de l’exigence du monsieur qui semble limiter les concessions au strict minimum. Ce qui lui réussit fort bien. Je devais le constater lors d’un concert qui a définitivement brisé la glace entre moi et cet artiste qui gagne à être connu. Et reconnu.

Chanteur, il a plusieurs cordes à sa guitare. (2)

C’est peu dire que Bertand Belin possède plusieurs cordes… à sa guitare. Dont il joue fort bien d’ailleurs. Cet « auteur-compositeur-interprète » comme le présente sa fiche Wikipedia, cultive bien d’autres talents. Jugez par vous-même ! Avec à son actif, plus de six livres publiés dans des maisons d’édition de renom, on ne peut pas parler de dilettantisme littéraire. Comédien de théâtre et acteur de cinéma, il réalise également des albums, compose des bandes originales, écrit des paroles pour Vanessa Paradis à ses heures perdues, enregistre des duos avec Camélia Giordana et Barbara Carlotti… Ici, j’entends déjà les esprits les plus chagrins exprimer leur agacement : « N’en jetez plus la cour est pleine ». Eh bien non, sa cour semble remplie d’une énergie créative quasiment inépuisable. Comme on l’envie. Lire la suite

Par nature, la pub ne peut avoir un train de retard.

Pour la Deutsche Bahn (la SNCF allemande), l’agence Ogilvy Germany a signé une campagne de publicité plutôt réussie, originale, aux visuels efficaces et percutants. Le principe ? Les concepteurs de ce judicieux projet ont mis en évidence des analogies troublantes entre des lieux situés dans des pays lointains desservis par l’avion et des destinations allemandes accessibles en train. En soulignant les écarts de prix pour y accéder. Le constat s’avère bien sûr sans appel : le chemin de fer gagne haut la main la bataille des tarifs. Sans parler de ses performances en matière environnementale passée sous silence dans cette communication. Madame Pub, après nous avoir très longtemps incités à jouer les globe-trotters du dimanche, nous invite donc désormais à rester au bercail. Notre merveilleuse machine à rêves découvrirait-elle sur le tard le charme discret de la décroissance ?

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Campagne Ogilvy Germany : un train d’avance ?

Formidable publicité ! Pendant des années, une horde sauvage d’agences internationales a tout mis en œuvre afin que nous apprenions à voyager loin et cher pour ne pas mourir idiot. Et puis maintenant que le commun des mortels

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Ma girouette bien-aimée (1)

a assimilé le message, sautant comme un cabri de continent en continent, notre girouette bien aimée, vouant un culte immodéré à l’air du temps, nous convie au rétropédalage. « Mais vous n’avez rien compris mes chéris ! La vraie beauté se savoure à deux arrêts ferroviaires de chez vous… » Et nous autres, pauvres consommateurs toujours sensiblement déstabilisés par les volte-face de cette intelligence supérieure, nous applaudissons quand même des deux mains. Regrettant un peu toutefois que notre voyante extra-lucide préférée n’ait pas effectué ce constat plus tôt. Entre nous, cela aurait bien arrangé nos affaires. Et surtout celles du climat. Qu’elle a sacrément contribué à malmener, la vilaine. Avec son goût immodéré pour la promotion des puissants 4×4 et autres offres immanquables sur les week-ends de rêve à New York. Durant lesquels soit dit en passant, on n’a que le temps de découvrir les effets du jet lag. Privilège jadis réservé aux riches and famous. Vous me direz : toucher du doigt les problèmes quotidiens de Jennifer Lopez ou Brad Pitt, c’est au moins ça de gagné. Et d’ailleurs, que voulez-vous, le monde actuel est ainsi fait ! Ne tournant plus très rond et pétri de contradictions. À l’image de la pub. Il est d’ailleurs toujours prêt à lui pardonner l’impardonnable. Pour peu que le message plaise au plus grand nombre. Et dans ce domaine, elle s’y entend, la réclame. La plus rusée des magiciennes quand il s’agit de se refaire une virginité. Lavant toujours plus blanc que blanc. Dénichant aussi sans cesse l’endroit secret où se cache la dernière audience

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« The place to be »

porteuse. Oreille attentive prompte à croire ce qui lui est susurré parfois insidieusement. Et puis, c’est la loi implacable du marché : il faut VENDRE. À tout prix. Des jets privés ou des allers-retours pour Trifouillis-les-Oies. Même si, dans le cas de notre campagne à la gloire des chemins de fer allemands, c’est au prix d’une pilule peut-être amère à avaler. Pour tout publicitaire qui se respecte s’entend. Car en creux, on peut en effet lire dans cet hymne au transport ferroviaire, une apologie de la décroissance. Certainement l’ennemie jurée du côté de l’AACC, l’Association des Agences-Conseil en Communication.

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Avec le train, le bonheur se jette opportunément à vos pieds.

« Oui, l’avion nous transporte à un train d’enfer !  »

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